13/03/2017

L'INDE, MA MERVEILLE.

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Il y a un an, jour pour jour nous partions en Inde.
Je partais sereine et détachée de tout ce que j'avais pu entendre ou apprendre.
C'était un rêve de gosse, j'allais vers l'attraction d'un pays qui m'avait toujours attiré. 

Alors pourquoi j'ai mis si longtemps à vous raconter et vous expliquer mon voyage.
Je n'en sais trop rien. 
Je n'arrivais probablement pas à mettre les mots justes sur les émotions que j'ai pu ressentir, 
Je ne parvenais peut-être pas aussi à les trouver ces mots car pasà la hauteur de cette expérience.  
Je pensais aussi surement qu'un article ici ne pouvait pas retranscrire ce que j'avais vu et vécu.
Avant même d'écrire  il a fallu digérer, prendre du recul et accepter ce que l'Inde m'avait inculqué.
Je voulais garder ça pour moi, me rappeler de chaque seconde comme une pièce 
secrète au fond de moi pour ne pas en perdre une miette, un souvenir.
Les jours passés la-bas ont été si forts et si enrichissant a la fois.

J'ai eu du mal à exprimer à mon entourage aussi ce périple et a quel point, il est vrai, nous ne revenons pas indemne de ce voyage.
Je trouvais ça dénuer de sens de parler de ce pays en quelques minutes 
autour d'une table avec des personnes qui n'avait aucune idées de la richesse fracassante de ce pays.

Le retour fut dur, j'ai mis des jours a m'en remettre.

Non parce que le voyage fut éprouvant, terrible et fatiguant.
Mais parce que, au contraire, ce pays a remué tous nos sens, a bouleversé nos croyances et nos convictions.
C’était loin d’être terrible, détrompez-vous, car ce fut magique.
Mais une magie rare, une magie intense et déroutante.
Une magie comme j'en n'avais jamais ressentie auparavant dans un voyage.  
L'Inde, ce n'est pas un voyage a proprement parler, c'est une réelle expérience sur soi, sur la vie et sur autrui. 

Il n'y a pas de pays comparable à l'Inde, de sensations similaires et de regards équivalents.

Ce qui va suivre sont des images prises sur le vif, parfois floues et quelques fois mal cadrées mais par dessus tout remplies de beauté. 

Bon voyage en Inde, un an plus tôt.

xx 

Mathilde 

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18/02/2017

LETTRE OUVERTE POUR MA CONSCIENCE

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J'ai la chance, malheureusement presque rare, de n'avoir jusqu’à présent pas de conscience politique.
Je devinais a quel partie j'aspirais mais ce que je voulais vraiment j'en avais aucune idée jusqu’à présent.  
Mes parents ne m'ont jamais baigné dans des discours politiques et ne m'ont, en aucun cas, influencé à penser leurs idées plutôt qu'une autre.
La politique ils en parlaient ensemble de façon intime mais jamais taboo.

Au collège, je m’étonnais alors d'entendre face à moi des discours politiques si concis et si précis.
Des camarades de classe qui débattais avec une conscience si forte sur des sujets qui nous concernaient à peine.
Et avec le temps je me suis rendu compte que ces discours ne reflétaient 
rien d'autre qu'un bain d'influence dans lequel ils avaient été baigné lors de réunion de famille ou devant les infos.
Chez moi, on ne passait pas notre temps à nous bassiner sur un parti et
je n'ai jamais entendu qu'il fallait que j’écoute un politique plutôt qu'un autre.
Je me demandais a l’époque comment se faisait-il qu'aucune aspiration politique me venais. 
Surement que j'y portais aussi pas grand intérêt et que ma famille a toujours eu une grande liberté sur ce sujet. 
Et j'ai découvert le rap, la liberté des mots, des pensées.

Plus tard au lycée, j'ai réalisé que je ne pouvais pas avoir le même avis que certain. 
J'ai su alors avec qui et pourquoi je n'étais pas d'accord.
Et puis un jour ma camarade d'à coté m'a dit ouvertement qu'elle supportait Marine.
J’étais fascinée et atterrée en même temps de discuter avec des camarades qui avaient des avis politique extrémiste mais qui comme moi n'avais pas encore débuter dans la vie.

Et puis il y a 5 ans j'avais 20 ans. 
L'âge de voter et l'âge de la pure découvert et de la liberté. 
Il y a 5 ans c’était les élections présidentielles et j' étais là, face à mon scrutin sans être sure, sans savoir réellement pour qui voter. 
J'ai demandé a mon père quelques minutes avant d'entrer qui n'a pas voulu me dire.
Notre premier bulletin de vote c'est quelque chose de très personnelle et très privée.
On a l'espoir que ce papier décidera de l'avenir et pourra changer les choses. 
Un acte presque naif alors quand on découvre à peine le monde politique.

Je pense qu'une conscience,quelque qu'elle soit, née d’événements dans notre vie personnelle et sociale. 
On doit vivre pour se forger une conscience et la conscience politique doit naître avec des éléments majeurs de ce que l'on vit durant notre vie de femme, d'hommes, dans nos choix professionnels et les orientations que l'on prendra par la suite. 

Il n'y a que récemment ou j'ai fais le constat que mes choix et les événements que je voyais ont fait naître la conscience que j'ignorais depuis.
Le premier élément ça a été mon choix de voyager et de vivre a l’étranger. 
Le deuxième a été l’événement qui a marqué la population, comme moi, venu vivre à Londres pour des raisons et que le vote du Brexit a cassé. 
Le lendemain de ce choix démocratique a provoqué pour nous tous beaucoup d'incompréhensions, de doutes et de la colère aussi.
Mais une certaine timidité de juger les choix d'un peuple qui n'est pas la notre.

Ça nous ai tombé sans si attendre dans un pays où la question d’intégration est si facile et presque absente.
Ça a soulevé de multiples questions: allons-nous encore participer à l'économie de ce pays alors que nous avons aucune garantie de pouvoir rester? Et si je crois en l'Europe pourquoi rester dans un pays qui n'y croit plus
Ça a chamboulé les raisons pour lesquelles j'étais venue mais ça m'a surtout poussé à croire que c'est si important de s'engager. 

Le lendemain, les jours et les mois qui ont suivi m'ont donne une envie irrépressible de lire, de dévorer et de contrer, surtout, ce dialogue qui n'existais pas. Alors j'ai lu. 


Et puis le troisième élément a été le reste qui a suivi.
La vague de l'année 2016  avec les attentats, les photos de migrants crevant la dalle aux portes de la Manche et ne voir personne réagir.
Et puis s’apeurer avec mes amis restés aux Etats-Unis devant les élections américaines. Discuter avec eux pour essayer de comprendre ce choix de ne pas aller voter et de laisser fondre devant les yeux du monde entier l’idéologie américaine.
Pas plus tard q'hier de recevoir un message d'un amis de Chicago attristé et désemparé de la décision de ces concitoyens, inquiet de la suite mais l'espoir que nous autres prendront la leçon de réagir.

Alors je continue de lire plus que jamais. 

Car oui effectivement, la politique a ce don facile de vous révolter et de renverser les choses.
Et peut plus que jamais influencer votre vie et les chemins que vous aviez décidé de prendre. 

C'est triste d'ailleurs que les décisions des autres influent autant sur votre avenir et joue avec vos doutes. 

Dans deux mois faudra voter. La belle blague en pleine tempête mondiale.
Voter pour le moins pire, le moins rejeté, le moins attendu mais voter quand même.


Je vous laisse, j'ai un verre à prendre car en attendant on forge ses conviction autour d'une table ou d'un comptoir. 
C'est dans ces endroits qu'on se rend compte n’être pas du tout d'accord et qu'il vous vient l'envie de ne pas être d'accord. 

Mathilde
xx